Bienvenue dans mon univers

Evénements partagés

Ma maison d'édition "MEO- édition" dirigée par Gérard Adam

Si vous souhaitez connaitre l'histoire, la ligne éditoriale et l'évolution de cette belle et intéressante maison d'édition belge, n'hésitez pas à visiter son site: http://www.meo-edition.eu/

Gérard Adam en tant qu'éditeur: https://karoo.me/livres/les-editions-m-e-o-rencontre-gerard-adam

Gérard Adam en qu'auteur: https://www.lalibrairie.com/livres/auteurs/gerard-adam,0-1168959.html

Pour lire ce qui a été écrit sur mon livre, vous pouvez cliquer sur: http://www.meo-edition.eu/valise-brune.html

Un livre à redécouvrir et très actuel

Merci à Laurence Durdu qui a accepté de photographier sa sculpture comme couverture.

Annie Préaux auteur de "Fuites" que j'ai beaucoup aimé et "bird et le mage chô" sorti en même temps que mon livre.

Qôta Nîh, un fresque imaginaire mettant en scène des figures et des situations très actuelles. "Stille Nacht" est sorti en même temps que mon livre et celui d'Annie préaux.

Ateliers Elisabeth Bing

De 2014 à 2016, j'ai fait la navette Charleroi-Paris pour participer aux ateliers d'écriture Elisabeth Bing sous l'animation de Françoise Le Golvan. http://www.francoiselegolvan.net/

Sans son talent pour donner envie et de lire et d'écrire, ce livre ne serait sans doute pas né...

Elle me transmit tellement le goût de partager ses écrits que j'ai poursuivi en 2017, une année de formation à l'animation d'écriture littéraire où j'ai eu la chance d'être formée par Marianne Jaeglé, auteure de plusieurs livres dont le merveilleux "Vincent qu'on assassine" éd. Gallimard

L'ASBL "Les ateliers Bing" a cessé ses activités en 2018 je pense. Dommage! Je suis heureuse d'avoir eu juste le temps de recevoir la formation...

Voici le texte qui a déclenché l'écriture de ce livre:

La porte

Elle se referme sur mes six ans, cette porte blanche, en acier ; une porte qui s’ouvre et se ferme, une fois à terre ; une porte gardée par des hôtesses, autrefois, vêtue d’escarpins noirs, d’un tailleur et d’un béret bleu ; une porte gravée d’un sigle national ; une porte qui m’a jetée hors de mon pays ; qui m’a fait sauter du soleil à la glace ; qui a scié ma vie en deux : deux couleurs, deux pères, deux mères, deux pays ; une porte hermétique enceinte de toute ma mémoire d’enfant ;  qui m’ a rendu le sourire difficile ;  qui a mangé tout mon espace « intérieur ».

Cette colossale porte d’avion, j’ai fini par la démonter, la débiter, la morceler jusqu’à ce qu’elle se réduise à des milliards d’éclats ; et de ces poussières de métal, j’ai fabriqué une clé qui ré-ouvrit cette porte d’avion quarante ans plus tard… Ainsi, je j’ai pu me fondre dans la terre maternelle où j’y ai dansé sur mon tempo. Au loin, les tambours sacrés m’ont appelé pour les rejoindre…

 

Un moment décisif à l'atelier de Françoise Le Golvan

Sur une proposition d'écriture d'Isabelle Mercat-Maheu, formatrice dans le cadre de la formation à l'animation d'écriture littéraire 2017: « Une parole prononcée en atelier et qui résonne toujours en vous »

Fin de la première année de l’atelier Bing. Nous étions alors dix têtes à être suspendues au texte lu avec brio par l’animatrice. L’auteur m’échappe mais de la proposition- je m’en souviens- était d’écrire ce qui se passait « derrière la porte ». Ce jour là, je n’avais aucun désir de revenir sur mes terres habituelles d’enfance. Mais allez savoir ce qui se trame dans les arcanes de l’inconscient ! Ma main m’a pris au col et m’a imposé de déplier des lambeaux de cette enfance tapie « derrière la porte ». Ce temps d’écriture m’avait anesthésié oubliant ainsi que ce texte allait être lu. Jusqu’au moment où le temps écoulé, sortant de la parenthèse qui m’avait plongée dans le passé, le stylo s’est posé et mon regard s’est levé. Vint alors le temps redouté des lectures. Je me rappelle avoir reculé l’échéance. Attendre d’être la dernière à lire sous prétexte d’être disponible aux textes des compagnons. Mais je ne l’étais pas. J’étais dans l’angoisse de devoir lire ce texte qui avait échappé à mon contrôle. Je lus donc. Comment ? Je ne sais plus. Sans doute, étais-je « habitée » par ce qui m’avait poussé à l’écrire, car je sentais autour de moi une écoute extrême. A la fin de ma lecture, un silence que je vécu comme long, quasi embarrassant, s’installa alors dans tout l’espace de l’atelier. Il y eut peu à peu des commentaires que j’aurais dû prendre comme un bel encouragement. Et pourtant, le seul sentiment qui me gagnait était la « gêne » née de la discordance entre ce que j’avais écrit et ce que j’avais voulu écrire. J’ai alors dit : « J’en ai assez. Depuis le début de l’année, malgré les diverses propositions, j’ai l’impression d’écrire toujours la même chose, je voudrais en sortir ! » C’est alors que l’animatrice, les yeux bien plantés dans les miens me répondit : « Mais peut-être ne peux-tu pas écrire autre chose ? Peut-être n’as-tu pas le choix ? Peut-être ne pourras-tu passer à autre chose que si tu acceptes de déposer jusqu’au bout ce qu’il y a derrière cette porte ? A toi de voir. » « A toi de voir » - avait-elle dit. C’est cette phrase qui a résonné comme un boomerang. Voir ce qui était là et que je ne voulais voir. Comprendre qu’à mon insu, j’étais sans doute venue à l’atelier pour voir ce qui ou qui voulait coûte que coûte pousser cette porte et en sortir. Il me fallait ôter le verrou, sous peine de bégayer indéfiniment la même ritournelle. J’ai mis plusieurs mois à voir, des mois à accepter d’entrouvrir cette porte qui depuis s’est ouverte et a produit en trois ans un tout premier manuscrit… qui en fait n’est pas encore fini…

Depuis la rédaction de ce texte, le livre est terminé et a été publié en septembre 2017

site de Françoise le Golvan: www.francoiselegolvan.net/

"Vincent qu'on assassine" - Marianne Jaeglé s'inspire de l'hypothèse des historiens Steven Naifeh et Gregory White Smith selon laquelle Vincent Van Gogh aurait été assassiné. Nous accompagnons le peintre dans ses deux dernières années, et suivons les interrogations du narrateur sur les circonstances de sa mort. Style limpide. Propos passionnant. Très beau livre.